J’ai eu le plaisir de réaliser une Résidence artistique Shinrinyoku Montreuil sur le Mur Pignon, un projet d’envergure soutenu et coordonné par le Centre Tignous d’Art Contemporain. Cette installation monumentale interroge notre rapport à la nature en milieu urbain.
Cette démarche de réappropriation de l’espace urbain par l’art a débuté par un moment de partage immersif au pied du mur. La comédienne Marthe Drouin y a incarné l’esprit du Shinrinyoku (le bain de forêt), créant un pont sensible entre performance vivante et photographie. Cette collaboration pluridisciplinaire a permis de donner vie au béton, transformant une paroi aveugle en une fenêtre ouverte sur l’imaginaire végétal.
L’enjeu de cette résidence artistique à Montreuil était de proposer une pause visuelle aux habitants. Le tirage de 4×6 mètres, installé sur le Mur Pignon, agit comme un miroir de nos besoins de reconnexion. À travers cette œuvre, je cherche à explorer comment l’image fixe peut modifier la perception d’un quartier et offrir une respiration poétique quotidienne aux passants de la place Jacques Duclos.
Le projet a capté l’attention des critiques d’art. Un article complet détaillant cette résidence artistique Shinrinyoku Montreuil est paru dans Arts Hebdo Médias, sous la plume de Véronique Godet. L’analyse souligne l’aspect « flagrant délit » de l’image, capturant l’essence même du bain de forêt urbain.
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Le terme Shinrinyoku (森林浴) signifie littéralement « bain de forêt ». Originaire du Japon, cette pratique invite à la contemplation et à l’éveil des sens au contact des arbres. En transposant ce concept lors de ma résidence artistique à Montreuil, j’ai souhaité créer une immersion visuelle qui fonctionne comme une thérapie par l’image.
Ce travail sur le Mur Pignon est une étape clé de ma réflexion « Fine Art », où la photographie sort du cadre classique pour dialoguer directement avec l’architecture et les citoyens.